QUATRE DE PLUS POUR GALILEO

Quatre nouveaux satellites ont été lancés ce mardi 12 décembre par la mission V240

Quatre nouveaux satellites ont été lancés ce mardi 12 décembre par la mission V240

Ce vol VA240 est un succès. C'est même le 82ème d’affilée pour une Ariane 5. Pour son sixième lancement cette année, la fusée européenne a lancé hier soir avec succès une nouvelle grappe de quatre satellites destinée à agrandir la constellation européenne de géo-positionnement.

Bien que la saison des pluies ait débuté en Guyane, rien n’est venu stopper la chronologie de ce onzième lancement de l’année opéré par Arianespace depuis le Centre spatial guyanais (CSG). La revue d’aptitude au lancement (RAL), qui s’est déroulée le vendredi 8 décembre, a donc permis d’autoriser cette mission VA240. Le tir a eu lieu comme prévu à 15h36 heure locale depuis le CSG. La performance demandée au lanceur Ariane 5 ES a permis de placer les quatre satellites FOC 15, 16, 17 et 18 (les Galileo 19 à 22), d’une masse respective de 715 kilogrammes chacun, sur une orbite de 22922 km inclinée à 57 degrés. Les deux premiers ont été mis à poste trois heures et trente-six minutes après le décollage. Vingt minutes plus tard, la seconde paire a atteint à son tour son orbite de travail. A l’issue ce vol, la constellation, qui assure actuellement une couverture à 95 % de la Terre, compte à présent vingt-deux satellites autour de la Terre. Les quatre nouvelles unités doivent être déclarées opérationnelles au terme d’une campagne de six mois d’essais.

Les quatre satellites Galileo au moment du largage de la coiffe

Les quatre satellites Galileo au moment du largage de la coiffe

Une précision à 30 cm

A la mi-2018, la constellation doit pouvoir compter sur vingt-quatre satellites plus deux unités de secours disponibles, (soit vingt-six au total). Ce qui doit permettre une couverture complète de la Terre. Quatre nouveaux satellites doivent venir compléter le dispositif grâce à une dernière Ariane 5 ES. Par ailleurs, les deux satellites placés sur une orbite défaillante en 2014 « ne sont pas un problème », rappelle Paul Verhoef, le directeur du programme Galileo pour l’agence spatiale européenne (ESA). En août 2014, à la suite d’une défaillance de l’étage Fregat du lanceur Soyouz lors du vol VS09, les deux satellites avaient été placés sur une mauvaise orbite. Toutefois, il avait été possible de les repositionner sur une orbite alternative de 17200 km d’altitude. 

Programme phare de l’Europe, (avec Copernicus son équivalent pour l’observation de la Terre), Galileo a ouvert ses services initiaux aux utilisateurs le 15 décembre 2016. Les utilisateurs de smartphones les plus récents peuvent désormais avoir recours à la fois à Galileo ainsi qu'au GPS. Les deux systèmes sont interopérables à tout moment. « La combinaison attendue des deux donne même une précision de l’ordre de 30 cm » comme le rappelle Paul Verhoef, le directeur du programme Galileo pour l’agence spatiale européenne (ESA). Pour parvenir à cette précision, « dix-huit satellites Galileo et douze satellites GPS sont requis ». Les deux systèmes agissent comme complément l’un de l’autre.

Vers la mi 2020 et 2021, ce sera au tour d'Ariane 6 de prendre le relais pour porter le nombre de satellites Galileo en orbite à trente (dont six unités de réserve). Le contrat a été officialisé en septembre dernier. Deux Ariane 62 se répartiront les lancements du dernier quatuor.

Antoine Meunier

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