VERS UN NOMBRE RECORD DE LANCEMENTS

11 tirs réalisés en 2017. En 2018, Arianespace pourrait en accomplir jusqu'à 14. Sur la photo, le tir VA 240 du 12 décembre

11 tirs réalisés en 2017. En 2018, Arianespace pourrait en accomplir jusqu'à 14. Sur la photo, le tir VA 240 du 12 décembre

La présentation des vœux à la presse est l’un des passages obligés de chaque début d’année. Stéphane Israël, le PDG d’Arianespace a été le premier responsable de l’industrie à se plier à l’exercice. Et pour 2018, le dirigeant a notamment annoncé un calendrier chargé, la société envisage en effet de procéder cette année à quatorze tirs.

Commençons par l’année écoulée. Malgré une grève en avril dernier qui a interrompu pendant plus d’un mois l’activité du Centre spatial guyanais (CSG), Arianespace a mené onze tirs en 2017: six avec Ariane 5 (dont cinq lancements doubles), trois avec Vega et deux avec la fusée Soyouz. Cela représente une masse totale de 54 tonnes mise sur orbite soit un total de vingt satellites : douze étaient destinés à l’orbite géostationnaire (GTO), quatre pour l’orbite circulaire intermédiaire (MEO) et enfin quatre autres ont été placés sur orbite héliosynchrone (SSO). Ce qui représente quatorze charges utiles commerciales et six institutionnelles. Un record de masse lancée en orbite a même été atteint en juin dernier avec le lanceur Ariane 5 ECA. Les deux satellites ViaSat-2 and EUTELSAT 172B représentaient un total de 10,865 t installées sur orbite GTO. Et 2018 s’annonce encore plus chargée, Arianespace table en effet sur un total de quatorze lancements avec sept Ariane 5, quatre Soyouz et trois Vega. Si tous se réalisent, cela constituerait un record. « Si tous les satellites sont à l’heure, nous serons prêts pour faire ces quatorze lancements », assure ainsi Stéphane Israël. Aujourd'hui, le carnet de commandes total d’Arianespace compte 58 lancements (18 Ariane 5 dont 15 doubles soit 30 satellites GTO, 2 Ariane 6, 29 Soyouz ainsi que 9 Vega/Vega-C).

Ariane 6 (à gauche avec Vega-C), présente trois caractéristiques importantes selon Stéphane Israël: "Elle est adapté aux évolutions du marché et au besoins institutionnels et est 40% moins chère".

Ariane 6 (à gauche avec Vega-C), présente trois caractéristiques importantes selon Stéphane Israël: "Elle est adapté aux évolutions du marché et au besoins institutionnels et est 40% moins chère".

Mise en production des dernières Ariane 5

Côté contrats, Arianespace en annonce dix-neuf signés en 2017 pour une valeur totale d’1,1 milliard d’euros (8 pour Ariane 5, 5 pour Soyouz, 1 pour Vega, 3 pour Vega-C et 2 pour Ariane 6). Ce qui représente un total de vingt-sept satellites à mettre en orbite. A noter parmi ces engagements, le contrat signé avec Intelsat pour le lancement par Ariane 5 du satellite Galaxy 30 et du véhicule d’extension de mission 2 (MEV-2). Outre une charge utile en bande C, Galaxy 30 transporte également des charges utiles en bandes Ku et Ka pour des applications à haut débit destinées à l’Amérique du Nord. Galaxy 30 est construit par Orbital ATK sur la base d’une plateforme GEOStar-2. Pour sa part, MEV-2 est également un véhicule conçu par Orbital ATK sur la base d'une plateforme Gemini (dérivée de GEOStar). Il est prévu pour prolonger la durée de vie des satellites en assurant leur maintenance ainsi que le contrôle d'attitude. Par ailleurs, le début de la décennie 2020 sera marqué par la transition entre Ariane 5 et Ariane 6. Et parallèlement à la mise en production du premier exemplaire du nouveau lanceur, ArianeGroup et Arianespace annoncent la mise en production des dix dernières Ariane 5 (lot PC) dont le coût représente un investissement d’un milliard d’euros. Le nombre total d’Ariane 5 restant à produire est de vingt-trois (lot PB+ et PC). La période 2020-2022 verra l’utilisation de la toute dernière dizaine d’Ariane 5. Sur la même période, quatorze Ariane 6 devront être disponibles sur le pas de tir.

Antoine Meunier

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