Vols habités

Sophie Adenot a commencé sa phase de réadaptation terrestre

Sophie Adenot à son retour à Cologne (ESA-S.Corvaja).

Avec sa mission Epsilon, l’astronaute nivernaise porte à 237 jours consécutifs le temps passé dans l’espace sur un seul vol pour un européen. Cependant, après un tel séjour en orbite, il faut maintenant se réacclimater à l’apesanteur terrestre. Pour la française commence maintenant le temps de la rééducation.

            Soutenue par deux médecins du centre des astronautes européens (EAC), Sophie Adenot est apparue sous les applaudissements, marquée physiquement mais très émue, ce qui est parfaitement compréhensible, lorsqu’elle a repris contact avec le sol européen après sa descente de l’avion à Cologne tôt dans la matinée de samedi. Revenir d’un vol spatial de longue durée, et d’une rentrée atmosphérique où le corps peut encaisser environ 4 à 5 G, n’a rien d’une promenade de santé. S’il faut s’acclimater à l’apesanteur une fois dans l’espace, au retour, il faut donc se réadapter à la vie terrestre. Les images étaient d’ailleurs sans appel, la seconde française dans l’espace apparaissait éprouvée en débarquant de son vaisseau. Il s’agit cependant d’une phase transitoire. « Sophie présentait des signes et symptômes liés à la réadaptation aux conditions terrestres. Ce processus varie considérablement d’une personne à l’autre, et ce type de réaction est tout à fait normal », rappelait l’ESA dans son communiqué du 9 octobre. Tous les astronautes ne sont en effet pas forcément égaux lorsqu’il s’agit de se réacclimater à la vie terrestre. L’absence de...

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