Edito

Redite ou poursuite ?

(NASA).

Les soucis liés aux fuites d’hydrogène semblent enfin réglés ! Une excellente nouvelle dans la perspective de la mission Artemis 2 à destination de la Lune. Le 20 février 2026, à 3 h 16 du matin (heure française), la répétition générale du compte à rebours avec le deuxième exemplaire de la fusée SLS s’est achevée, seulement 29 secondes avant le lancement virtuel. Cette fois, aucune interruption aucun retard n’a été causé par des fuites lors du remplissage du réservoir principal de la fusée lunaire Space Launch System (SLS) comme lors de la mission d'essai à vide Artemis-1 fin 2022. Cela signifie que les récentes réparations sur l’aire de lancement LC-39B ont fonctionné comme prévu. La réussite de ce test décisif ouvre à présent la voie au premier lancement humain vers notre satellite à partir du 6 mars prochain. Dans moins de deux semaines ! Autant dire dans quelques heures à l’échelle cosmique.

Si la NASA venait à rater cette opportunité, quatre autres possibilités sont disponibles le mois prochain : les 7, 8, 9 et 11 pour un décollage dans la soirée floridienne, soit au beau milieu de la nuit pour la France. Rarement depuis le lancement du programme Artemis, le premier départ d’astronautes vers la Lune n’est devenu aussi concret. Mais avec cette mission, faut-il voir une redite du passé ? Sur les 412 vols habités réalisés depuis le 12 avril 1961 et Youri Gagarine, seuls neuf vaisseaux avec équipage (ceux d’Apollo) ont quitté la sphère d’influence terrestre. Artemis-2 ne sera que le dixième. Cette mission marque plutôt la poursuite de ce qui a été entrepris et interrompu il y a plus d’un demi-siècle. Mais pour assurer une présence durable sur la surface sélène, il faudra savoir éviter les écueils du passé...

Antoine Meunier

 

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