Vols habités

Sophie Adenot a commencé son programme scientifique sur l'ISS

Duplex orbital pour Sophie Adenot depuis le module Colombus (ESATV).

A bord de la Station spatiale internationale (ISS) depuis maintenant deux petites semaines, l’astronaute française a tenu sa première conférence de presse avec un panel choisi de journalistes français. Un échange express de vingt minutes en duplex et en direct avec l’espace.

            Prendre ses quartiers sur une station spatiale pourrait ressembler à n’importe quel périple  sur Terre sauf que sur l’ISS les bagages arrivent généralement un peu avant les voyageurs. Bien que présente sur le complexe orbital, depuis maintenant le 14 février, Sophie Adenot qui est apparue depuis le module Colombus « en pleine forme physique et morale » raconte n’avoir pas encore complètement défait ses valises. Sur l’ISS, « où il peut régner une odeur de carlingue métallique », même si chaque chose est à sa place, il peut être parfois difficile de retrouver un objet personnel. Plusieurs collègues de la onzième astronaute française ont confié par le passé qu’il était même possible de perdre quelque chose à bord des modules dont le volume total correspond plus ou moins à celui d’une cabine de 747. « J’ai mis une semaine à trouver mon shampoing », plaisante d’ailleurs la principale intéressée. Après presque deux semaines de mission, ses journées sont déjà bien remplies. Celles-ci commencent dès 5h30 du matin par une séance de sport quotidienne obligatoire pendant deux bonnes heures. Vivre en microgravité implique en effet de compenser chaque jour la perte musculaire et osseuse par une activité physique afin d’éviter la décalcification du squelette. Une obligation à laquelle sont soumis tous les membres d’équipage sur la station sans distinction.

Pas de journée type

Une station que Sophie Adenot continue de découvrir au rythme d’une journée qui s’étire jusqu’à 19h30 avec un planning qui peut être changeant mais qui lui laisse bien sur la possibilité d’observer la Terre depuis la Cupola. Seul endroit à bord du complexe orbital où règne la lumière naturelle du soleil quand l’ISS est éclairée et qui permet d'observer la Terre à 360°. Si la nivernaise a débuté son programme scientifique, « il n’y pas de journée type car tout dépend du planning quotidien ». Ainsi, quelques heures après cet échange, elle devait superviser avec ses camarades le désamarrage du vaisseau Dragon CRS-33 qui doit redescendre sur Terre l’équivalent de six mois de manipulations scientifiques et techniques sur l’ISS. Quant à son travail scientifique dans le module Colombus, il est planifié d’une semaine sur l’autre. Dès la semaine prochaine, Sophie doit commencer à déployer l’expérience Echofinder du CNES, qui réalise des échographies de manière autonome. Ce sera la première des expériences 100% françaises à être mise en œuvre sur l’ISS au cours de la mission Epsilon qui ne fait que commencer.

Antoine Meunier

 

© La Chronique Spatiale (2021-2026)

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