Le vol spatial habité, un choix pour l'Europe

(Image : Editions Skyshelf.eu, décembre 2021. 19€).

Mise en service attendue de deux nouveaux lanceurs (Ariane 6 et Vega-C) ou encore lancement du rover martien Rosalind Franklin en septembre, l’actualité spatiale européenne sera chargée en 2022. Deux autres rendez-vous très importants sont attendus : le « Space Summit » de Toulouse le 16 février ainsi que la traditionnelle conférence ministérielle (attendue les 22 et 23 novembre) qui fixe les choix budgétaires du vieux continent en matière d’espace. En amont de ces deux événements, Philippe Coué, auteur d'une dizaine d'ouvrages, dont une moitié consacrée au spatial, chinois, a choisi, dans son dernier essai, de fournir les arguments qui devraient inciter les principaux dirigeants européens à financer un véhicule à bord duquel pourraient prendre place 3 ou 4 astronautes de l’ESA pour rejoindre l’orbite basse. Depuis l’abandon du programme Hermès en 1992, les européens font du stop sur le Soyouz russe et maintenant dans les capsules commerciales américaines (Crew Dragon). Face à la montée en puissance de la Chine avec son Shenzhou et, vraisemblablement à partir de 2023, de l’Inde avec son vaisseau Gaganyaan, actuellement en développement, n’est-il pas temps pour l’Europe de se hisser à son tour dans les rangs des puissances capables d’envoyer par elle-même ses ressortissants dans l’espace ? Tel est le propos de Philippe Coué dans ce très bon ouvrage en forme de plaidoyer qui, s'il va à l'essentiel, montre que l’Europe aurait tout à gagner en s’engageant pour de bon sur la voie des vols habités d’ici la fin de la décennie. A mettre sous le sapin.

Antoine Meunier

 

 

 

 

 

 

 

©                                 La Chronique Spatiale (2021)

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