Edito

Frilosité ?

(ESA-S.Corvaja).

Il aura fallu dix ans d’efforts pour qu’Ariane 6 entre enfin en scène et permette à l’Europe de l’espace de reprendre des couleurs. Ce vol inaugural est l’aboutissement d’un difficile processus de développement marqué notamment par un retard de quatre ans. Un décollage qui est une réussite et aussi le premier chapitre d’une histoire qui reste encore à écrire.

            Toutefois, s’il ne faut pas bouder notre plaisir, ce succès technique n’a pas forcément connu la couverture médiatique qu’il méritait. Face à la demi-finale « France-Espagne » de l’Euro de foot et les conséquences de l’élection législative, Ariane 6 faisait en effet difficilement le poids. C’est dommage au vu de son importance stratégique pour l’Europe. Frilosité ? Peur de l’échec ? C’est vrai, un vol inaugural présente des risques et la probabilité d’un échec ne peut être exclue (47% selon la statistique). Le spectre d’Ariane 501 devait encore hanter pas mal de personnes dans la salle Jupiter à Kourou… Même après maintenant plus de 260 missions, lancer une (nouvelle) fusée n’a rien d’anodinEt si une anomalie est apparue pendant ce vol VA 262, empêchant la désorbitation de l’étage supérieur, Ariane 6 a néanmoins rempli son rôle.

Alors pour sa 49ème livraison, la Newsletter-LCS a choisi de consacrer la totalité de son contenu au nouveau lanceur de la famille Ariane avec une sélection chronologique, et forcément subjective, de différents sujets qui, au cours de l’année écoulée, auront couvert la préparation de ce premier vol. Ne soyez pas frileux et abonnez-vous pour ne rien rater de l’aventure d’Ariane 6 !

Antoine Meunier

 

 

 

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