Format cinéma

Dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 avril, la partie opérationnelle de cette première mission lunaire habitée du 21ème Siècle s’est terminée par un impeccable amerrissage dans les eaux de l’Océan Pacifique, au large descôtes de San Diego, mais il y a à présent un long débrief qui attend l’équipage et les équipes techniques. Il va à présent falloir éplucher des téraoctets de données et de clichés qui vont servir, entre autres, à déterminer de potentiels sites d’alunissage pour les missions qui se dérouleront à la surface de notre satellite à partir de 2028. Mais déjà, parmi les premières images transmises par les astronautes pendant leur grand huit à l’échelle spatiale, de nombreuses photos spectaculaires se sont détachées. Celle retenue pour illustrer l’édito a notre préférence car elle semble tout droit sortie du 2001 de Stanley Kubrick. Le vaisseau, la Lune et la Terre dans une même perspective : même les productions hollywoodiennes les plus réussies n’auraient pas fait mieux (quoique Christopher Nolan et Alfonso Cuaron s’en soient pas mal sortis !). Alors certes, les satellites en orbite géostationnaire photographient la Terre avec une régularité métronomique. Des clichés qui sont déversés de manière ininterrompue vers les stations au sol. Mais même si elles restent époustouflantes, ces images envoyées de manière permanente finissent peut-être par tuer un peu leur sujet. Tandis que celles transmises par Artemis-2 revêtent une saveur particulière. Elles proviennent d’yeux humains situés à des centaines de milliers de kilomètres, ce qui les rend probablement encore plus puissantes.
Antoine Meunier
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