Edito

Nouvelle méthode

(CGTN).

L’histoire retiendra que le 10 juillet 2026, la Chine est à son tour parvenue à maîtriser avec succès la récupération d’un lanceur. Une technique qui n’est donc plus seulement réservée à SpaceX et à Blue Origin. Cette première mission réussie du lanceur Longue Marche 10B a aussi permis d’inaugurer l’utilisation d’un système de récupération complètement inédit.  Si le lanceur chinois a utilisé une barge, il n’est en revanche pas équipé d’un train d’atterrissage comme ses homologues américains Falcon 9 et New Glenn. Après les jambes déployables (Falcon 9 et New Glenn) ou encore les crochets sur la tour de lancement (Starship), l’Empire du Milieu a en effet choisi d’utiliser une voie technique encore inexplorée. Ainsi, six minutes après avoir quitté son pas de tir, ce premier étage de LM-10 a été récupéré grâce à un système de crochets et de filins. Un choix technique plutôt audacieux qui devrait logiquement permettre un gain en performances. A l’issue de ce premier vol, la CASC (China Aerospace Science and Technology Corporation) a par ailleurs annoncé vouloir faire revoler ce même exemplaire avant la fin de l’année. Il faudra d’abord que la remise en condition de vol se fasse dans les temps. La première réutilisation de booster par SpaceX avait nécessité quasiment une année d’attente (B1021 récupéré le 8 avril 2016 et relancé le 30 mars 2017 pour la mission SES-10). Le reste appartient à l’histoire.

            Après les Etats-Unis, c’est donc au tour de la Chine qui aura d’ailleurs communiqué de manière particulièrement agressive sur ce vol, à bord du lanceur et à l’extérieur. Mais à présent se pose la question : à quand le tour de l’Europe pour une performance semblable ?

La rédaction

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