Une année charnière

Vega-C et Ariane 6 doivent réaliser leur vol inaugural cette année (image : ArianeGroup).

2022 s’annonce comme une année décisive pour le spatial mondial et européen pour plusieurs raisons. A partir de mars doit décoller la mission automatique Artemis-1 qui sert de point de départ pour le retour des hommes sur notre satellite à compter de 2024 avec Artemis-2. Pour la première fois depuis plus de 50 ans, une fusée va donc propulser un véhicule habité vers la Lune. Rappelons que l’Europe est partie prenante dans Artemis alors qu’Apollo était une entrepriset strictement américaine. Ainsi, les modules de la future station lunaire Gateway sont construits en Italie chez Thales Alenia Space et c’est Airbus DS qui assemble le module de service européen ESM destiné à propulser la capsule Orion.

Et pour l’Europe de l’espace, 2022 doit être l’année du passage à Vega-C et à Ariane 6. Un nouveau chapitre de l’aventure des lanceurs européens va donc s’écrire à Kourou. Mais les évolutions d’Ariane 6 lanceront-elles un jour un véhicule habité depuis le port spatial de la Guyane ? Dans cette optique, les positionnements de l’industrie (qui doit également démarrer la conception d’un lanceur réutilisable avec MAIA) et de l’institution, au moins au niveau européen, sont aujourd’hui clarifiés. Il ne manque qu’une décision politique.

Dans deux semaines doit avoir lieu le Space Summit  de Toulouse. Cette réunion servira de préparation à la Conférence interministérielle de l’Espace qui se tiendra, cette année, à Paris en novembre. C’est là que sont votés tous les trois ans les budgets spatiaux du Vieux Continent. Un Vieux Continent qui a l’occasion de reprendre son destin en main sur une question hautement stratégique…

Antoine Meunier

 

©                                 La Chronique Spatiale (2022)

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