Impact sur le JWST

Maquette échelle 1 du miroir principal du Webb. Le segment impacté C3 est situé en bas à droite (Photo : LCS-A.Meunier).

Lancé le 25 décembre dernier par Ariane 5 ECA (VA256), le télescope James Webb a été touché par une particule de poussière sur l’un des segments du miroir primaire. Un événement qui ne suscite pas d’inquiétudes sur les performances attendues, selon la NASA.

Un peu plus de cinq mois après son départ pour le point de Lagrange L2, voici que Webb subit les assauts des minuscules particules interplanétaires qui évoluent dans le vide. Entre le 23 et le 25 mai, le télescope infrarouge a été victime d’un choc mineur sur le segment C3 de son miroir primaire. Il s’agit de l’hexagone doré situé en bas à droite. Selon les informations délivrées par la NASA, le coup aurait été porté par une particule de poussière. Une situation qui n’est pas inattendue puisque quatre autres chocs ont déjà été répertoriés depuis le décollage du JWST. « Avec les miroirs de Webb exposés à l’espace, nous nous attendions à ce que les impacts de micrométéorites dégradent les performances au fil du temps », admet Lee Feinberg, responsable des éléments optiques du JWST au centre Goddard de la NASA. Après examen, le télescope fonctionne encore « au-delà des espérances ». Un tel cas de figure avait bien sûr été anticipé dans la conception même du télescope. Son miroir en béryllium étant conçu pour supporter ces micro-collisions bien que la trace relevée soit plus grande que ce que les modélisations avaient initialement prévu. Cependant, les conséquences de cet événement récent n’inquiètent pas outre mesure les responsables de la NASA. Le communiqué de l’administration spatiale américaine évoque ainsi « un effet marginalement détectable dans les données ».

Pour vous permettre de poursuivre votre lecture nous vous proposons désormais de vous abonner à notre site internet !

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.